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Opel Adam

croquez dans la pomme


par Florent FERRIERE

Opel ne pouvait rester insensible face au succès grandissant des petites autos premium. Pour tenir tête aux Fiat 500 et Mini, il propose l’Adam, qui se veut (elle aussi) fun, branchée et très colorée.



Mesurant 3,70 mètres de longueur, l’Adam sera uniquement proposée en version 3 portes.
Mesurant 3,70 mètres de longueur, l’Adam sera uniquement proposée en version 3 portes.
C’est évident, les constructeurs veulent produire en masse et rêvent de faire tourner leurs usines au maximum de leur capacité afin de réduire les coûts. Pourtant, ils insistent de plus en plus sur le caractère unique qu’aurait l’auto qu’on leur achète. Le maitre mot en ce moment est personnalisation. Cette mode sévit surtout chez les citadines. Et souvent on vous fait la même promesse : créer votre propre auto pour ne pas avoir la même que le voisin. Pourtant, même en proposant différentes couleurs de carrosserie, 5 ou 6 choix de jantes et quelques stickers, les probabilités d’avoir deux véhicules identiques sont plutôt élevées ! Opel n’est pas de cet avis. Il est très clair, il est quasiment impossible d’avoir deux Adam identiques.

Trois couleurs sont disponibles pour le toit, qui semble flotter.
Trois couleurs sont disponibles pour le toit, qui semble flotter.
Trois finitions sont déjà proposées. Ou plutôt "des ambiances personnalisées" pour reprendre les mots d’Opel. On a la Jam qui sort des sentiers battus en choisissant la mode et les couleurs vives, la Glam qui offre des harmonies plus élégantes et plus sophistiquées et la Slam qui s’adresse à ceux qui aiment un style sport regorgeant d’énergie. Ces trois univers ouvrent la voie à des possibilités quasiment illimitées de personnalisation. Si on peut faire vraiment ce qu’on veut, on risque de tomber parfois dans le mauvais goût (non, les DS3 bleu ciel avec toit couleur prune ne sont pas belles).  L’Adam propose une vaste palette de teintes extérieures, trois couleurs de toit, différentes harmonies intérieures assorties à des bandeaux décors spécifiques, ou ciels de pavillon. Opel propose d’ailleurs en option un pavillon incrusté de diodes. Un raffinement que l’on ne trouvait jusqu’alors que sur des Rolls Royce ou Maybach!

L’Adam veut nous en faire voir de toutes les couleurs.
L’Adam veut nous en faire voir de toutes les couleurs.
Il faut bien ça pour faire la différence. Car l’Adam n’invente rien et reprend une recette éprouvée par les Mini et Fiat 500. Opel ne s’en cache presque pas. Son souhait était de profiter du fort potentiel du segment des petites chics, des autos de plus en plus prisées. Les mauvaises langues diront que l’allemand a aussi été bien inspiré par la silhouette des rivales de l’Adam pour dessiner son véhicule. Certes il y a certains traits similaires, mais l’Opel a sa propre personnalité. Déjà, contrairement à Mini ou Fiat, il ne pouvait faire du néo-rétro. On reconnait l’Adam notamment à la forme originale de son vitrage latéral : celui-ci se prolonge jusqu’au hayon donnant une forme d’aileron de requin au montant. Le toit semble ainsi suspendu. On repère aussi l’Adam à sa calandre placée bas, dans l’alignement des antibrouillards. Sur les flancs, on remarque une nervure en forme de virgule, un code typiquement Opel.

En option, le toit peut être incrusté de diodes. Très joli.
En option, le toit peut être incrusté de diodes. Très joli.
Pour se distinguer de ses rivales, l’Adam mise aussi sur des équipements inédits. Elle est ainsi la première petite proposant des phares à LED aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. Plus intéressant, elle est la seule à être dotée d’une aide au créneau (le volant tourne tout seul) ou d’un détecteur d’angle mort. Elle inaugure aussi le nouveau système d’info-divertissement d’Opel, doté d’un écran tactile 7 pouces. L’innovation de cet équipement réside dans le fait qu’on peut relier son smartphone (aussi bien ceux qui fonctionnent avec iOS qu’Android) et qu’on peut piloter certaines applications de son téléphone directement depuis l’écran de la voiture.

Le monogramme Adam est apposé sur les flancs de l’auto.
Le monogramme Adam est apposé sur les flancs de l’auto.
Opel n’a pas encore communiqué sur les dimensions intérieures de l’habitacle. Peut-être parce qu’elles ne seront pas très flatteuses. Mais en mesurant seulement 3,70 mètres de longueur, l’Adam ne peut pas faire de miracles. L’espace à l’arrière s’annonce limité. Deux personnes peuvent prendre place sur la banquette. Celle-ci est rabattable selon le format 50/50. Pour être crédible, Opel a apporté un soin tout particulier à la présentation de l’habitacle. On verra ce que ça donne au toucher à la rentrée, mais visuellement le résultat est plus qu’encourageant. Déjà, l’Adam n’a pas une console centrale blindée de boutons, comme tout le reste de la gamme.

Une auto qui a du chien, non ?
Une auto qui a du chien, non ?
Grande différence par rapport aux Mini et Fiat 500, l’Adam décide de faire l’impasse sur le diesel. Trois motorisations essence seront donc proposées lors du lancement : 1.2 70 ch, 1.4 84 ch et 1.4 100 ch. La version de 84 ch sera proposée en finition Ecoflex avec Stop and Start. En 2013, l’Adam inaugurera un nouveau petit bloc essence turbocompressé. Opel promet un châssis agile et précis. Toutes les Adam seront équipées de l’ESP. Les tailles de jantes s’échelonnent de 15 à 18 pouces, et les voitures commandées avec des jantes de 17 ou 18 pouces disposent de série du châssis sport.

L’Adam sera commercialisée en mars 2013. Le premier prix devrait se situer juste en dessous des 10 000 €.

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Tags : Opel Adam

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